[Livre I - Chapitre IX] - Le rêve du démon

[D&D 5] Dungeon Master - Arnaud (terminée)
pouish
Personnage : Jacob "Jake" Enstern
Points de vie : 100 %
Messages : 1711
Enregistré le : 04 oct. 2014, 14:22
Localisation : Le Havre

Re: [Livre I - Chapitre IX] - Le rêve du démon

Message par pouish » 12 déc. 2017, 10:37

Plusieurs choses avaient piqué la curiosité de Jacob, qui réfléchissait maintenant à vitesse grand V.
Et le principal évènement qui avait attiré son attention concernait la sphère d'énergie violette qui entourait le démon et qui avait brusquement viré au noir. Qu'est ce que c'est que cette sphère ? Est-ce sa prison ? Faut-il le maintenir à l’intérieur ? Et pourquoi avait elle viré au noir... c'est mauvais signe car comme on dit :" Noir, c'est noir... il n'y a plus d'espoir."
Ou alors, elle est reliée aux émotions du démon et change de couleur en fonction de ses peurs et ses doutes... Se pourrait-il qu'elle bleuisse ? ou même qu'elle johnnysse ?

Jacob essaya de se rappeler de ses lectures pour déduire la nature de cette sphère souvenir... souvenir... mais il ne parvint pas à la déterminer, bien qu'il restait convaincu qu'il y avait un lien... peut-être avec le médaillon...

Ce qui amenait Jacob au deuxième évènement important : l'empressement du démon à s'en prendre à Gwen...
Il faut dire qu'elle a changé... quelle puissance ! Savras accompagne vraiment chacun de ses pas...
Et cela augmenta l'inquiétude de Jacob pour sa petite soeur... Il devait agir et la défendre... sans même y penser il avança en ligne droite traversant la sphère violette pour revenir au corps à corps avec le démon [ Déplacement en P8. ].

Enfin, ce fut l'attitude du démon qui attira l'attention de Jacob Il a peur... peur de Gwen !! Elle a allumé le feu en lui...
Il se prenait pour un dieu mais n'en était pas un. Et Jacob essaya de le frapper de ses mots en même temps qu'il abattait son fléau sur le géant...
« Tu n'est pas un Dieu, Démon... Un dieu n'est un dieu que parce qu'il est adoré, vénéré ou prié par les hommes ! Où sont tes suivants ? Tu es SEUL et tu seras à JAMAIS SEUL... » C'est incroyable... ce démon à l'équivalent de DIX EGO !! « Tu te crois libre dans ta tête, mais ton esprit est un pénitencier et tu vas mourir enchainé... Peut-être que tu vas rester vivant, mais tu sombreras dans l'oubli. Alors, retiens la nuit où j'oublierai ton nom !! Sans toi, nous allons vivre pour le meilleur !! »
► Afficher le texte

Arnaud
Personnage : Glabbagool
Points de vie : 100 %
Messages : 4255
Enregistré le : 13 juil. 2014, 12:09
Localisation : Val-de-Marne, France

Re: [Livre I - Chapitre IX] - Le rêve du démon

Message par Arnaud » 12 déc. 2017, 15:31

Les assauts répétés des héros commencent à faire naître une nouvelle émotion dans les yeux de Fraz Ur Blu. Peu à peu, la colère cède le pas à la peur. Pris dans l'aura de Gwendoline, ébloui par l'éclat de la lame de Dridoc, harcelé par les attaques de Morgane, transpercé par les traits d'Ehrina et de Sirion, et finalement abasourdi par le discours interminable de Jacob, le Seigneur des Illusion ne parvient même plus à esquiver le déluge de coups qui s'abat sur lui.
Fraz Ur Blu met un genou à terre, et le poids de son corps qui s’affaisse au milieu des héros est un choc aussi violent que soudain. Gwendoline ne relâche pas sa concentration, pas plus que ses amis leurs efforts pour venir à bout de ce formidable ennemi.

Une puissance inouïe semble se concentrer au sein du démon qui s’apprête à laisser exploser toute sa rage. Mais alors qu'il va hurler quelque chose, la sphère d'énergie le tire en arrière et se comprime jusqu'à ne former qu'une petite bille... qui tombe et roule au sol pour venir se loger entre deux dalles fissurées.

***

Le silence retombe dans la salle du combat.

***

Le silence presque surnaturel saisit les héros quelques secondes avant qu'ils ne laissent chacun éclater leur joie !
Ils ont vaincu ! Une fois de plus, mais, surtout, peut être la dernière fois. Ce combat était, tous le ressentent, l'ultime épreuve à laquelle le pendule les avait préparés jusqu'ici. Ce à quoi le Destin les prédisposaient. L'oeuvre qui donnerait à tout jamais sens à leur vie.
En empêchant Fraz Ur Blu de rejoindre le monde matériel, les aventuriers de Terrebrune, qui étaient devenus héros ces dernières années, entraient désormais dans la légende.
Même Ehrina ressentait la profonde amitié que cette nouvelle épreuve n'avait fait que renforcer entre les membres du groupe, elle y compris.

Au sol, une bille violette, abandonnée comme un vulgaire objet, émettait de légères pulsations, comme une preuve de la présence de son hôte démoniaque.

***
Image
« Voilà mes amis la fin de cette épopée humaine ! Voilà comment le démon fut repoussé et...
quoi ? vous voulez savoir ce que les héros sont devenus après cela ? Oui, naturellement, ils ont pu regagner le monde réel et leur plan matériel. Naturellement, ils sont restés ensemble, enfin, du moins au début. Je suppose que je pourrais vous raconter ce que chacun d'eux fit ensuite... »

Mais qui de mieux placé qu'eux mêmes pour le raconter ? Hum ???
« La suite de leurs aventures, eh bien, c'est une autre histoire. »



***
J'ai été ravis de partager cette campagne avec vous tous ! Je vous propose d'écrire un petit épilogue sur le devenir de votre personnage après cette conclusion victorieuse ! A vous la main, et merci encore pour ces bons moments passés en votre compagnie ! Chacun de vos personnages était marquant, et me marquera longtemps ! Au plaisir de vous retrouver dans d'autres univers ! :ok:
***

pouish
Personnage : Jacob "Jake" Enstern
Points de vie : 100 %
Messages : 1711
Enregistré le : 04 oct. 2014, 14:22
Localisation : Le Havre

Re: [Livre I - Chapitre IX] - Le rêve du démon

Message par pouish » 13 déc. 2017, 11:35

Jacob était confortablement installé dans un fauteuil à haut dossier, à proximité d'une cheminée crépitante. Il avait un livre entre les mains et le feuilletait rapidement...
Il n'était plus le jeune homme qu'il était au moment de ces aventures : ses cheveux et sa barbe étaient parsemés de gris et sa silhouette était bien moins musculeuse que celle du jeune guerrier qu'il était lorsqu'il suivait le pendule...

Il observa son interlocuteur avec un soupçon de curiosité avant de répondre à ses questions :
« Vous savez... les évènements dont vous me parlez ont eu lieu... il y a de nombreuses années. Et bien peu de personnes sont au courant de ce qui s'est passé...

Nous étions à peine des enfants lorsque nous avons pris la route, guidé par le pendule, pour partir à l'aventure et nous ne nous doutions pas que ces aventures nous changeraient à ce point : Nous avons connu la peine et la tristesse, avec la perte de Donnella notamment, la souffrance et la douleur à de nombreuses reprises mais nous avons également connu ce sentiment de joie immense d'être vivant et d'avoir accompli de grandes choses... une fierté incommensurable, presque un honneur démesuré. Notre amitié s'est renforcée à tel point que même la mort ne pourrait la briser... Et l'amour aussi... nous avons découvert et connu l'amour...
Bref... je digresse mais ce n'est pas cela qui vous intéresse. Je vais donc poursuivre à partir du moment où votre histoire s'est arrêtée.

Le combat venait de s'achever et le démon des illusions, qui s'était pris pour un dieu, Fraz'Urb Luu avait finalement été réduit à néant... emprisonné dans une bille violette pas plus grande que l'ongle de mon petit doigt.
J'étais un homme curieux à cette époque et mon premier réflexe fût de tenter de récupérer la bille, à des fins d'études purement scientifiques, mais je ne le pût pas. Tout ce qui nous entourait, le monde illusoire créé par l'esprit du démon, s'est soudain écroulé comme un rideau de fumée et nous avons redécouvert la réalité. Encore aujourd'hui, je ne sais pas si nous avons été téléporté où si nous étions dans un demi-plan contigu au plan matériel... même si je pense qu'il serait normal que le demi-plan illusoire créé par l'esprit de Fraz soit superposé au plan matériel au niveau de notre village de Terre-Brune...

Ah... je crois que je suis en train de vous perdre... bon, ce n'est pas important, ce qu'il faut que vous compreniez, c'est que lorsque le rideau est tombé nous nous trouvions à proximité de notre village de naissance : Terre-Brune. A seulement une cinquantaine de mètre de l'endroit où nous avions trouvé, environ 10 ans auparavant, le pendule... La boucle était bouclée !

Mais cela ne signifiait pas la fin de nos aventures pour autant.
J'étais personnellement déboussolé de fouler à nouveau le sol de ma jeunesse après l'avoir quitté pendant une décennie, mais également incroyablement heureux. Je regardais partout et essayais de m’imprégner de chaque odeur familière, de chaque arbre, de chaque endroit, de chaque bâtiment qui faisait de ce lieu mon foyer...
D'ailleurs, vous n'avez pas eu trop de mal à trouver... ce village est petit et mal indiqué sur les cartes...

Bref, j'étais de nouveau chez moi, mais je devais repartir...
J'ai d'abord pris le temps de raconter à mes amis ma fuite de l'outreterre : la souffrance, la fatigue, la faim et surtout la mort qui ne demandait qu'à me consumer. Mais surtout ma rencontre avec Zalinia. C'était une prêtresse de Lolth... oui, une elfe noire... Donc, j'ai rencontré Zalinia. Elle faisait partie d'un petit détachement de soldats qui était tombé sur moi et contre lequel, je m'étais battu... jusqu'à perdre connaissance. A mon réveil, Zalinia était à mon chevet. Elle avait pris soin de moi et m'avait remis sur pied.
J'ai compris plus tard... quand elle me l'a dit en fait... que ma rencontre et mon combat contre les soldats drows l'avait sauvée.
Zalinia était une prêtresse drow qui avait fait preuve de clémence, qui refusait d'agir comme Lolth lui dictait... en bref, elle avait trahie Lolth et était condamnée à l'exil, ce qui signifiait plus ou moins chez les drows : condamnée à mort.

Par la suite, nous avons veillé l'un sur l'autre et presque par miracle nous avons atteint la surface...
Et c'est plus ou moins à ce moment-là que j'ai été téléporté dans le rêve du démon, pour retrouvé mes amis et... enfin, vous savez !

Donc, vous comprendrez bien... et mes amis l'ont bien compris... que je ne pouvais attendre plus longtemps avant de retrouver Zalinia. J'étais inquiet pour elle et devait la retrouver au plus vite. Il faut dire que les talents de Gwen m'ont été plus qu'utiles pour retrouver ma prêtresse. Et je vous assure que la retrouver à été l'un des moments les plus forts de ma vie... oui peut-être même plus fort que le combat contre Fraz... En même temps, vous l'avez vue lorsque vous êtes arrivé. Elle est belle, ma Zalie !! Bon, elle triche puisqu'avec son héritage elfe, elle ne vieillit quasiment pas, alors que moi, je ne compte plus mes rides...

Quoiqu'il en soit, lorsque je l'ai retrouvée, je savais où nous devions aller et Terre-Brune devint notre foyer. Le calme de notre village lui permit de s'acclimater à la surface et surtout au soleil, ce qui prît des mois !! Mais j'étais heureux. Gwen et Dridoc l'avaient beaucoup aidé à résoudre ses soucis mystiques et à trouver sa voie... euh, sa foi... surement les deux, en fait... il faut dire que servir Lolth pendant des années avaient laissé de profondes cicatrices dans l'âme de ma bien-aimée. Mais chaque jour, elle devenait encore plus forte et repoussait son passé dans les tréfonds de son âme.

Moi... j'ai profité de ces mois d'accalmie pour me plonger dans mes études, les livres, les connaissances oubliées. J'avais mis mes armes de côté, mais seulement pour un temps.
Oui, il y avait tant de trésors oubliés et de bibliothèques perdues à déterrer que je ne pouvais me résoudre à rester chez moi en attendant que d'autres s'y attèlent. Avec Zalinia et lorsqu'ils étaient disponibles, avec mes amis de terre-brune, nous sommes régulièrement partis à l'aventure. Ces expéditions étaient maintenant longuement préparées en amont... il faut dire que sans le pendule, nous ne pouvions pas nous résoudre à parcourir le pays en attendant que la chance nous sourisse...
Durant ces années, nous avons amassé de nombreuses richesses et j'ai mis la main sur des ouvrages et des manuscrits inestimables... des grimoires anciens et d'anciennes prophéties parfois particulièrement farfelues... notamment une qui prédisait la naissance de héros qui réduirait à néant un démon de l'illusion avant qu'il ne s'autoproclame Dieu et ne détruise le monde...

Quoiqu'il en soit, au fur et à mesure des années, j'ai laissé mon épée au fourreau et je suis devenu Jacob le Gris, un magicien de terre-brune bénéficiant d'une belle réputation. Cette réputation a amené plusieurs jeunes aventuriers sur mon passage qui venait chercher mon enseignement... la première fois, ça m'a fait bizarre, mais je me suis dit que je devait passer le flambeau... Mine de rien, le pendule avait été pour moi une sorte de professeur et je devais faire de même : partager mon savoir et mettre mes apprentis sur les chemins de la connaissances. Il faut dire que certains avaient la force en eux... Actuellement, je forme un nouvel apprenti particulièrement doué : Quicon Jinn... il devrait faire de grandes choses !

Voilà... c'est à peu près tout ce que je peux vous raconter.
Vous connaissez déjà les chapitres les plus palpitants de l'histoire de Jacob Enstern et ses amis. Le reste, bien que plus connu du grand public, est tout de même beaucoup plus ordinaire.

D'ailleurs, je peux vous demander où et comment vous avez trouvé ce livre... je n'avais pas connaissance que nos aventures avaient été consignées quelque part... Et ce nom : Glabbagool... ça ne me dit rien !
Comme quoi, il y a toujours des mystères et des connaissances à découvrir ! »


Jacob continua à discuter avec son invité, Zalinia se joignant à eux à plusieurs reprises pour reprendre son mari sur quelques détails qu'il avait oublié, enjolivé ou tout simplement pour lui dire qu'il digressait encore et qu'il venait de perdre son interlocuteur... il partagèrent un repas et le couple d'aventurier proposèrent d'héberger leur invit pour la nuit.
Le lendemain, ils se saluèrent et l'inconnu reprit la route... certainement pour aller rencontrer les autres héros de Terre-Brune et savoir ce qu'ils étaient eux aussi devenus...

Erevan
Personnage : Gwendoline
Points de vie : 100 %
Messages : 643
Enregistré le : 30 mai 2015, 07:37
Localisation : Luxembourg

Re: [Livre I - Chapitre IX] - Le rêve du démon

Message par Erevan » 15 déc. 2017, 16:03

Vacant à ces occupations de prêtresse dans le temple qu’elle a établit avec l’aide Dridoc dans la ville, chef lieu du canton de leur village natal de terres brunes, elle se rend compte que cela fait une année écoulée depuis leur victoire sur Fraz'Ur Blu…
Elle se remémore ce dernier combat épique mené avec l’aide de son dieu face au démon, entourée d’anges. Elle se souvient qu’elle avait aperçu parmi eux des visages familiers d’êtres chers comme celui de Donella… Depuis ce jour, elle n’avait plus doutée de sa foi.

En un instant, le démon n’était plus là enfermé à nouveau dans sa prison, l’irréalité de son monde s’estompa peu à peu et des images de leurs aventures lui étaient revenues comme dans une course folle remontant le cours de celles-ci… La Barovie, les profondeurs, le fort, Sisséa, … et pour finir elle se retrouva là où tout avait commencé, entourée de presque tout ces compagnons.

Dans les alcôves du temple se trouvent plusieurs autels dédiés à différentes divinités dont bien sûr Savras et Lliira, afin que tout le monde puisse vénérer le ou les dieux qu’il souhaitait.
Elle pose son regard sur l’autel principal du temple qui lui n’est consacré à aucune divinité. A peine le regard posé, qu’elle le détourne rapidement afin que personne ne puisse deviner ce qui s’y cache. Ce secret dont seuls nos héros sont dépositaires.
Peu après leur retour à Terres Brunes, Gwendoline chercha dans sa besace le médaillon qui avait appartenu au serviteur du démon. Quand elle entreprit de faire sur lui des recherches afin de mieux connaitre son histoire, ces capacités et ces pouvoirs, elle rompit une illusion, se rendant compte que ce n’était pas un médaillon mais un pendule, ce même pendule que celui qui les avait guidé tout au long de leurs aventures. Rapidement, elle mit Jacob et les autres au courant de sa découverte… C’était surement là, le dernier baroude d’honneur du démon qui avait encore réussit à les manipuler pour permettre la clef de sa propre prison de s’échapper à nouveau.
Évidement, le premier réflexe fût de tenter de détruire le pendule, mais ni la force brute de Morgane, ni la puissance magique des arcanes ou divines, ne réussirent à avoir raison de lui.
Alors, nos aventuriers turent son existence et décidèrent de le cacher afin que personne puissent le trouver, enfuit sous l’autel principal du temple.

Gwendoline sort du temple, pour retrouver ceux de ces amis qui avaient préféré s’installer en ville plutôt que de rester au village…
Il est tant pour elle de tourner la page et de faire quelque chose d’autre de sa vie, peut-être fonder une famille…

costjupial
Personnage : Ehrina Maxson
Points de vie : 100 %
Messages : 1491
Enregistré le : 28 janv. 2017, 17:38
Localisation : Paris, Île-de-France, France

Re: [Livre I - Chapitre IX] - Le rêve du démon

Message par costjupial » 15 déc. 2017, 18:38

En une froide nuit d'hiver un homme vint toquer à la porte d'une grande demeure, demandant l'hospitalité pour la nuit, il fut accueilli par une jeune homme barbu aux traits elfiques, des longs cheveux châtains qui se présenta sous le nom d'Ehren Maxson. Celui ci accueilli l'invité avec grand plaisir et lui offrit le couvert en plus du gîte, la maisonnée était empli d'une ambiance chaleureuse, des décorations, des guirlandes, et tout plein d'objet rappelant une fête, l'invité eu l'impression de déranger, mais le jeune homme lui fit comprendre que non. Ils se dirigèrent tout deux en direction du foyer, afin de profiter de celui ci, confortablement assis.

L'invité semblait empli de question et demanda si la maîtresse de maison était en ces lieux, ce à quoi le jeune homme répondit : « Si vous cherchez Mère, elle est de sorti avec mes six sœurs et trois frères. Pour ma part, je reste ici en attente de Père qui devait me rejoindre avec une surprise pour son anniversaire. »

L'invité enchaîna, commençant à questionner son hôte sur sa mère, celui ci répondant du mieux qu'il put en souriant :
« Mère me raconta souvent ses aventures, sans jamais les avoir vécu, j'y ai quelque part participé, comme un spectateur admirant une pièce de théâtre.

Elle qui a vécu toute son enfance dans la pauvreté, obligé de travailler pour subvenir aux besoins de sa famille, la rencontre avec Père la fit changer radicalement. Elle apprit auprès de lui des savoirs qui changèrent sa vie. Elle parti ainsi à l'aventure, seule pour sa famille, c'est ainsi qu'elle vécut son enfance. Puis vint le jour où sa famille put vivre d'elle même, le jour où elle se retrouva dans un lieu dont elle n'avait conscience de sa dangerosité.

Enfin je m'égare, vous avez l'air de connaitre sa jeunesse ainsi que la saga de Terre-Brune comme l'appelait Mère. Je vais venir à ce qui vous intéresse, le retour pour la plupart, la découverte pour Mère. Elle n'avait jamais connu ce lieu, aussi ce fut pour elle une découverte de plus. Le démon vaincu, l'illusion fit place au réel, le demi-plan au village de Terre-Brune. Le groupe resta quelques temps encore ensemble, voulant connaitre les histoires des disparus, mais chacun avait de nouveaux objectifs et le groupe se sépara ainsi, pour un moment.

Pour sa part, Mère rentra à la maison, où elle fut accueilli par tous ses frères et sœurs, si peu d'eau avait coulé sous les ponts et pourtant, le temps avait paru si long pour elle. Ce retour ne se fit pas sans grand projet, avant la bataille finale elle se rendit compte de ces sentiments pour Père et sa première mission fut de le retrouver et d'en faire un homme convenable. Aussi elle parcourut la ville, se renseigna et finit par trouver l'homme auprès de qui elle avait apprit, et le fila jusqu'à un certain receleur. S'en suivit une romance dont Mère aurait pu faire des romans, allant de rencontre en rencontre, de sabotage en sabotage, de leçon en leçon, elle força Père à quitter la voie du crime, puis l'épousa. Le calme vint s'installer dans leurs vies.

Mère profita de ces talents en marchandage et de son expérience dans les fermes ainsi que du petit pactole dont elle et Père disposait pour acheter toute les fermes aux alentours de Blédurunner, sa ville d'origine. Elle établit ainsi un prix minimum du blé, afin d'éviter aux paysans de vivre les mêmes malheurs qu'elle. Depuis notre famille est connu comme étant celle d'une bienfaitrice autour de laquelle tourne les histoires de Terre-Brune comme des légendes. »


Le jeune homme fut coupé dans sa conversation lorsqu'un homme d'un âge avancé, à la barbe longue, retira sa capuche laissant échapper une longue chevelure blanche comme neige. Les traits communs entre les deux hommes ne laissèrent aucun doute sur qui il était, et celui vint saluer l'invité. Il s'excusa et prit un instant pour cacher un paquet emballé comme un cadeau puis vint auprès de son fils raconter les détails que celui n'avait pas sur les années durant lesquels Ehrina l'avait conduit à changer de voie, et comment il changea, voyant en elle non plus une petite fille qui cherchait à apprendre, mais une femme qui vint lui apprendre ce qu'il pensait savoir, une femme pour laquelle, ses sentiments devinrent amour.

Le temps s'écoula, tant les hommes furent pris dans la conversation. Puis vint l'arrivée d'un attroupement, la parade de six jeunes filles et de trois jeunes hommes mené par une femme dont le premier coup d’œil donnerait une approximation dans la trentaine. Ehrina venait d'arriver, ces années l'avait changé, la jeune fillette avait disparu pour laissé place à une élégante femme au regard assuré. Celle ci s’arrêta et salua l'invité avant de récupérer le cadeau caché auparavant par son époux. Le temps n'avait pas changé ses habitudes.

Les festivités venaient de commencer, l'invité pris part au repas et vit une famille heureuse, de laquelle s'échappait une aura chaleureuse. Les plats défilèrent et l'invité put enfin poser davantage de question à celle dont l'histoire l’intéressait. Celle ci raconta en détail, de la rencontre à la défaite de Fraz Ur Blu, tout en ponctuant d'anecdotes amusantes concernant ces amis qu'elle considérait comme sa famille.

Le repas prit fin et tout le monde alla se coucher. Vint alors l'aube, la première levée fut Ehrina qui ne trouva plus trace de son invité, seul restait un livre accompagné d'une lettre de remerciement, elle observa celui ci et vit qu'il s'agissait d'un journal consignant les aventures de toute la petite compagnie, l'auteur lui semblait inconnu, elle n'avait jamais entendu parler d'un certain Glabbagool. Cette découverte l'amusa et l'identité de l'auteur était un mystère de plus. Elle réveilla ainsi son fils Ehren, et l'embarqua avec elle en direction de Terre-Brune : « Allez gamin, on va retrouver mes vieux amis, on va les embarquer là dedans, et s'il sont trop occupés, on trouvera bien un ou deux de leurs gamins pour ça. »

Le visage emplit d'un sourire si caractéristique, les Maxson prirent la route, mais ce qu'il advint par la suite, aussi bien d'eux que de leurs descendants, c'est une autre histoire ...

Puncho
Personnage : Sirion
Points de vie : 100 %
Messages : 956
Enregistré le : 15 juil. 2014, 01:31
Localisation : Québec, Canada

Re: [Livre I - Chapitre IX] - Le rêve du démon

Message par Puncho » 19 déc. 2017, 03:59

Après la fébrilité du périlleux combat vient l'exaltation de la victoire. L'imposante sphère de lumière violette se rétracta jusqu'à devenir une petite boule nacrée. Sirion échangea un sourire avec ses amis qui avaient survécu aux flammes du démon et ses suivants. Alors qu'il s'approcha pour s'assurer que tout le monde allait bien, le temple se transforma sous ses yeux. Là où se trouvait des colonnes affaissés, il retrouva ces mêmes colonnes droites et solides, portant des lampes à l'huile. Là où le démon se tenait se trouvait une table ronde de marbre couverte de fleurs et de nourriture. L'odeur de mort et de pourriture fit place à des odeurs de cellier et d'encens. Les ruines étaient disparues. Sirion se trouvait dans la même pièce au moment où elle était consciencieusement entretenue. Il était seul. Ses compagnons avaient disparu.

Dans le sous-sol, tout était silencieux. Seul le bruit de quelques gouttes donnait un rythme à l'environnement sonore. Sirion s'approcha de la table. Il la toucha, indécis sur sa réalité. La surface était solide, luisante et réelle. Parmi les reflets de lumière, un éclat violet attira son regard. Il contourna la table pour trouver la bille reposant sur le plancher.

« Jacob ? » s'hasarda-t-il à murmurer. Le son de sa voix lui parut assourdissante comme le tonnerre. Sans comprendre ce qui lui arrivait, Sirion comprit que le moment inespéré qu'il passa avec ses précieux compagnons était maintenant perdu. Où était-il maintenant ? Sans doute au même endroit qu'à l'instant d'avant, mais le temps n'était plus le même.

Il hésita sur la marche à suivre à l'égard la bille. Comme il ne pouvait pas simplement la laisser là, il la ramassa. Il ferma la main sur l'objet avec réticence par crainte de subir un effet adverse. Rien ne se produisit, si ce n'est que la lueur violette s'estompa, masqué par le poing fermé. Entre ses doigts, il mesura sa dureté. Quand il fut satisfait qu'elle ne se briserait pas au moindre choc, il la glissa dans la bourse vide qui pendait à sa taille.

Sirion remonta les escaliers pour trouver une porte fermée. Heureusement, elle n'était pas barrée. Lorsqu'il l'ouvrit, la lumière du jour l'éblouit un court instant avant que se dévoile le grand hall baigné dans la lumière du soleil. Les escaliers étaient majestueux, tout autant que les colonnes qui supportaient les mezzanines. Le hall était vide, mais on sentait qu'il était habité. Ici aussi, des fleurs, qui poussaient dans de grands pots de terre cuite. Des voix se firent entendre. Des rumeurs venant de l'extérieur résonnaient sur les murs de pierre. La grande porte s'ouvrit et les bruits s'accentuèrent.

Un homme et une femme, vêtus de toges richement ornées, s'avancèrent avec nonchalance jusqu'à réaliser la présence de Sirion. La crainte se dessina sur leur visage lorsqu'ils remarquèrent l'armement que portait le guerrier.

« N'ayez crainte, je ne vous veux aucun mal. » annonça-t-il en montrant ses mains. « Pouvez-vous me dire où nous sommes ? »

La crainte fit place à la curiosité. L'homme se plaça devant la femme afin de la protéger. Mais elle s'avança tout de même. Elle avait plein de question pour l'étranger. Et autant de réponse aux questions de Sirion. Il ne voyait ce qu'il avait à perdre de tout raconter jusqu'à l'histoire de la bille violette.

Sirion ne savait pas dans quelle réalité il se trouvait, mais à sa connaissance, il était vivant. Il était lui-même. Il était libre. C'était déjà mieux que sa vie de gladiateur. Mais ses amis lui manquaient déjà. Il ne lui restait plus qu'à trouver le moyen de les retrouver. Et voir ce qu'il pouvait faire avec la sphère de Fraz Ur Blu.

TheBigLizardman
Personnage : Morgane Barbarella "la douce"
Points de vie : 100 %
Messages : 2515
Enregistré le : 21 juil. 2016, 12:56
Localisation : Paris, France

Re: [Livre I - Chapitre IX] - Le rêve du démon

Message par TheBigLizardman » 21 déc. 2017, 19:15

Les légendes racontent que quelque part, dans les terres reculées et sauvages des grandes crevasses arides qui constituent le parcours de chasse de gnolls affreux et affamés se trouve une forêt dense et sauvage, remplie de bêtes gigantesques, où seuls les ruines d'anciennes civilisations assez téméraires pour penser pouvoir s'y installer perdurent encore. Au cœur de cette forêt siège une grande montagne aux versants escarpés, aux sommets desquels l'on retrouve un lac mystique, dont l'eau est plus pure que le cristal. Au centre de ce lac se trouve un îlot printanier, sur lequel est bâtit une atypique petite maison à la cheminée fumante. Il s'agit de la demeure de Morgane la fée.

Allongée sur la grande peau d'ours aux poils soyeux se trouve une femme à la chevelure rousse, dont le temps n'a pas altéré la beauté sublime. Les légendes racontent que sa force aurait écrasé les plus terribles géants, que son courage aurait pourfendu les plus vils démons, que sa fougue aurait parcouru les plus vastes plaines... Que sa beauté aurait fait chavirer les plus beaux hommes. Aventurière, guerrière, sauveuse des veuves et des orphelins, bourreau des tyrans et des cœurs, et... auteure de romans érotiques à succès. Ses aventures ont su l'inspirer pour écrire des romances passionnées et passionnantes qui ont su toucher le cœur du public, surtout de la ménagère de 25-50 ans selon son éditeur. Des grands livres à succès tels que "Jacobin, entre gobeline farceuse et drow dominatrice", "Dridal, voyage sur les courbes de l'art(iste)" ou encore "Cinquante nuances d'Outre-terre" sont désormais des incontournables dans les rayons de tous les libraires aux mœurs libérées.

Après les demandes cordiales de ses compagnons d'aventures de ne pas les créditer dans ses ouvrages, elle profita de son succès comme il se doit. Après des années à jouir de son opulence dans les grandes rues de Sisséa et d'autres cités cotées, elle a finit par se lasser d'un monde d'apparence et s'est retirée dans la nature sauvage, qui reste une amante de toujours. Elle prend désormais du repos, avec des bains quotidiens dans un lac en compagnie de fées et d'esprits follets. Elle voyage parfois en volant jusqu'à des citées merveilleuses pour des séances de dédicaces, et rend mensuellement visite à ses amis. Parfois elle part à l'aventure, en chasse de curieux trésors et d’intrigants éphèbes.

Les légendes racontent encore que si vous êtes assez téméraire pour braver les régions hostiles et escalader les périlleuses falaises, vous trouverez au sommet de la montagne un accueil chaleureux. Et comme toutes les histoires, le récit de Morgane la fée ne se termine jamais, elle ne fait que laisser place à d'autres histoires... Et cela tombe bien! Car le récit que je m'en vais vous compter est justement l'histoire de Farghal le téméraire, et croyez moi qu'il portait bien son titre:

Un jour qu'il avait vagabondé vers l'Ouest par pur hasard, entendez par là que notre héros ne s'était équipé d'aucune boussole ni compas, Farghal s'enfonça dans les terres arides des gnolls. Il se fit prendre en embuscade par les bêtes, mais fidèle à sa réputation, il prit dans l'idée de se sortir du piège qu'on lui avait tendu par la force brute. Classique d'un rustre de son espèce, allez vous me faire remarquer, mais figurez-vous que notre homme se prêtait parfois à la ruse. Un jour qu'il était harcelé sur le palier de sa propre maison par des enfants de chœur qui venait chanter les fêtes, Farghal, qui ne pouvait se résoudre à frapper des enfants, utilisa la force de sa voix. « Fus... Ro Dah! » hurla-t-il soudainement en ouvrant sa porte, propulsant les chérubins dans les cieux. Mais ceux-ci revinrent à la charge, alors Farghal usa de ses divines parties pour les faire fuir. Comprenez par là qu'il les poursuivit dans les rues de Guingamp en criant, soulevant son kilt pour effrayer les enfants des dites parties. Alors oui, certes, ce n'est pas très urbain, mais que voulez-vous, l'homme était né par une nuit de tempête sous la pleine lune, donc comme l'avait prédit les oracles, il n'avait pas le tempérament tempéré! C'était le genre d'homme à se cuisiner des galettes avec du beurre au gros sel, et à y mettre à la fois du jambon et des saucisses. D'ailleurs il faut savoir que le bougre cuisinait sacrément bien la galette! Il a même remporté le triathlon cuisine de galette - cracher de moule - lancer de troncs. Sacrément sportif n'est-ce pas? Un vrai de vrai! Des falaises du nord! Il me tient aussi de vous préciser que ça ne vient pas de nulle part, Farghal était en effet le fils du quart de dieu par alliance Wryüm, et qu'il avait également 1/16 de sang draconique et carrément 1/32 de sang espagnol par sa mère. Sa mère qui d'ailleurs était magnifique, elle a été élue Miss planguenoual trois années de suite dans sa jeunesse. Vous ne connaissez pas Planguenoual? C'est pourtant le village où Ulric VI d'Outre-terre avait établit son campement lorsqu'il dirigeait les armées orques de Murnolor. C'était lors de la guerre des six couronnes, que la reine elfe de Lunelbar avait déclenché avec ses stupides canulars interplanaires à l'archi-démon Hjkgtr. Non mais je vous jure, quelle conne celle-là. Personnellement j'ai toujours dit que c'était une salope. Mais bien sûr, personne ne m'écoute jamais, il faut toujours qu'on me dise: "ne discrimine pas les elfes", "on ne touche pas aux reines" et ce genre de conneries! Et bien je vous zut, je vous flûte, je vous mute! Où en étais-je? Ah oui, Farghal. Bien sûr, ce chenapan a vécu de sacrés aventures. Je vous ai déjà raconté la fois où il avait été convié à un tournoi de ricochet par la princesse des géants du feu? Figurez-vous que les géants adorent toutes les disciplines à base de lancer de cailloux. Il faut dire qu'ils sont doués pour ça les grands dadais. Toujours est-il que Farghal fit un score de 24 rebonds sur le lac, avec une pierre qui pesait pourtant près de dix kilos! Et bien oui, il avait des bras l'abruti! La princesse était tellement impressionnée qu'un simple humain d'à peine 2,30 mètres comme Farghal puisse faire un tel score qu'elle l'invita à prendre le thé dans sa chambre, et je vous passe les détails, car ils n'ont pas fait que boire du thé. D'ailleurs vous saviez vous que les géants du feu étaient des grands amateurs de thé? Personnellement je l'ai découvert tout à fait par hasard. C'est un ami à moi qui me l'a appris. Gregor si ça vous intéresse. Gregor était pas un tendre non plus d'ailleurs. C'était un gros bourrin lui aussi! Il se battait avec deux haches à double tranchants pourvus de fléaux d'armes aux extrémités de leur manche. Ensuite il avait aussi des passes-temps moins brutaux. Il aimait bien la broderie notamment. Parfois il y passait tellement de temps qu'il en oubliait de manger! Cocasse hein?

dvins
Personnage : Dridoc Drudinoth
Points de vie : 100 %
Messages : 1714
Enregistré le : 02 févr. 2017, 17:29
Localisation : Mountain View, USA

Re: [Livre I - Chapitre IX] - Le rêve du démon

Message par dvins » 02 janv. 2018, 18:48

Après le retour à Terre Brune, Dridoc s'installa dans le chef lieu du canton et passa quelques mois à aider Gwendoline à construire un temple mais ses pensées étaient ailleurs... Bien souvent Lionella, la belle artiste de Sisséa, apparaissait dans ses rêves. Il se demandait où elle était, ce qu'elle faisait, et si elle pensait toujours à lui. Un beau jour de printemps, il prit la décision de quitter son pays natal et de retourner vers la cité blanche pour la retrouver.

Il fit ses adieux à ses amis et enfourcha son fidèle destrier avant de s'éloigner sur la route vers le soleil couchant I'm a pooooooor lonesome paladiiiiinnn... La route fut longue et jonchée d'embûches mais le paladin, fort de son expérience acquise ces dernières années, retrouva la chemin de Sisséa et après de longs mois de voyage, il arriva en vue de la cité. Ce fut avec un grand plaisir qu'il retrouva les habitants bien habillés, avec leurs chapeaux hauts-de-forme et leurs redingotes soigneusement repassées. Il se dirigea vers le quartier du Pont et pénétra dans l'auberge où il avait aperçu la jeune femme pour la première fois.

Llirra, dans sa grande bonté, avait le bonheur du paladin à coeur car il reconnu tout de suite la silhouette de la belle Lionella, attablée comme à son habitude dans un coin de l'auberge, armée de sa toile et de ses pinceaux. Le coeur de Dridoc se mit à battre la chamade. Lui qui avait affronté la mort et des dangers inimaginables, il se trouvait coi devant la beauté de l'artiste et sa verve habituelle était tarie devant celle qui occupait ses pensées.

Après quelques instants, elle leva les yeux et son regard croisa celui de Dridoc. Elle esquissa un sourire et dit : « Je savais que tu reviendrais... »

Verrouillé