Puzzle de bronze et histoire d'os

Forum sur le concours du Gobelin d'Or 2019 (synopsis d'aventure sur le thème des dragons)
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Puzzle de bronze et histoire d'os

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Pendant des siècles, le fier dragon de bronze Lazadros, défendit la ville por-tuaire de Grisécume.
Cependant, quatre ans auparavant, Grisécume attira l’attention d’un autre dra-gon, bien moins intentionné, Marogarz.

Lazadros, parvint à défaire Marogarz au prix de sa vie mais aucun corps ne fut jamais retrouvé.

Les seuls témoins de l’affrontement furent l’équipage d’un navire marchand qui narrèrent aux habitants la bataille entre les deux dragons près des falaises au nord de la ville.

En mémoire de Lazadros, Grisécume organise une fête chaque année, à la date de sa victoire contre Marogarz.

Aujourd’hui, Grisécume attire de nombreux aventuriers, tous intéressés par les trésors que les dragons ont laissé dans leurs antres.


A une journée de marche de Grisécume, le groupe, sur un sentier en forêt, tombe sur un ours brun dévorant les restes de deux nains transportant sur eux sacs remplis d’ossements humains ainsi que d’une carte mal dessinée sur laquelle sont plusieurs croix ont été faites. L’une des croix indiquent le cimetière à l’extérieur de Grisécume et la seconde indique le port de la ville et une troi-sième un lieu dans les bois non loin d’ici. En bas de la carte se trouve une liste de noms dont la majorité ont déjà été barrés.

Le groupe quitte le sentier pour rejoindre le lieu marqué sur la carte. Là, ils découvrent une cabane délabrée au bord d’un ruisseau. Devant celle-ci se trou-vent plusieurs cadavres d’animaux et d’humanoïdes qui se relèvent et attaquent les aventuriers dès qu’ils s’approchent de l’habitation.

Dans la cabane, les aventuriers trouvent d’autres ossements humains dans des sacs, un squelette complet par sac. Ils trouvent aussi un médaillon identique à celui trouvé sur le nain, des livres traitant de la communication avec les dé-funts, plusieurs parchemins ainsi qu’une note sur laquelle ont été griffonnées une adresse et une heure.

Le groupe reprend sa route en direction de Grisécume. S’ils ont emporté les os-sements avec eux, la garde de la ville leur donne une récompense pour avoir per-mis aux morts de reposer à nouveau en paix.

Malgré le Festival du dragon, qui débutera le mois prochain, l’ambiance à Grisé-cume est tendue. Les navires marchands et les bateaux de pêcheurs sont de plus en plus fréquemment attaqués par des pirates. Cependant, le danger n’a pas empê-ché de nombreux voyageurs, artistes et artisans de se déplacer pour l’occasion.

Les aventuriers peuvent parler avec les habitants pour en savoir plus à propos des ossements découverts. Cela fait plusieurs semaines que le cimetière est ré-gulièrement profané. La plupart du temps il s’agit de tombes de marins de la région ou d’aventuriers malchanceux attirés par les trésors des dragons. Quant à l’adresse qu’ils ont trouvé dans la forêt, il s’agit de l’ancienne capitainerie du port où, selon certains, les marins et les aventuriers y vendent leurs trou-vailles.

Le groupe se rend sur les lieux à l’heure indiquée sur la note: minuit.
A l’intérieur, l’ancienne capitainerie a été réaménagée en salle d’enchères. De nombreuses personnes, dont d’autres aventuriers, sont présentes pour tenter d’acquérir les différents lots présentés. Certains sont des trésors (dont plu-sieurs objets magiques pouvant intéresser le groupe) trouvés dans des épaves, d’autres des informations que des aventuriers tentent de vendre. Mais le lot attirant le plus l’attention sont des os de dragon, présentés comme étant ceux de Lazadros.

Deux personnes se battent à coup de surenchères pour les os de dragon, un mar-chand humain appelé Léopoldon et un gnome aux cheveux gris ébouriffés répondant au nom de Balatart.

Balatart finit par l’emporter.

Le groupe peut profiter des enchères pour parler avec les personnes présentes. Ce n’est pas la première fois que des ossements sont vendus. Il arrive parfois que des restes humains soient vendus, la provenance n’est jamais donnée. Au su-jet des deux enchérisseurs : Léopoldon est connu pour être un collectionneur et Balatart comme un ingénieur passionné par les dragons.

Après les enchères, quand les aventuriers sortent de la capitainerie, ils sont témoins de l’agression de Balatart par un groupe d’hommes armés. Une fois Bala-tart hors de danger, ce dernier remercie ses sauveurs et leur demande de l’escorter jusqu’à son atelier.

Dans l’atelier du gnome se trouvent d’autres os de dragon ainsi qu’un assemblage de mécanismes et de métal ayant vaguement l’allure d’un dragon.

Après avoir généreusement remercié ses sauveurs, l’ingénieur leur raconte l’histoire de Lazadros et du vide qui s’en suivit. Certes le dragon de bronze avait débarrassé la ville de Marogarz, mais sa disparition a laissé la région sans protecteur. De nombreux aventuriers vont et viennent dans la région, mais la majorité d’entre eux sont à la recherche des antres des deux dragons et quand elles seront finalement découverte, Grisécume n’aura plus personne pour assurer sa protection. Balatart tente de construire un dragon de bronze à vapeur qui prendrait la place de Lazadros. Pour y parvenir, le gnome tente de récupérer les restes du dragon de bronze pour analyser l’anatomie draconique et de l’imiter au mieux.

Il arrive parfois que des os soient récupérés dans les filets des pêcheurs. Ba-latart a tenté de tous les récupérer, mais son rival, Léopoldon, en a acquis un grand nombre de son côté.

Le gnome leur confie que le marchand est fasciné par la mort et qu’il a déjà acheté plusieurs squelettes humains par les enchères ou par d’autres moyens. Quand aux restes de Lazadros, ce n’est pas la première fois que le marchand tente de « forcer » la main aux intéresser pour en récupérer des morceaux.

Suites à ses révélations, le groupe tente de tirer tout cela au clair. Balatart souhaite récupérer les os en possession de son rival et propose une forte somme si le groupe venait à mettre la main dessus, d’une manière ou d’une autre.

Les aventuriers s’infiltrent dans le manoir de Léopoldon, à la recherche des ossements du dragon de bronze, mais aussi des raisons de l’intérêt que porte le marchand aux morts.
La résidence est déserte, mais truffée de pièges mortels et de fausses portes. Une fois les appartements du marchand trouvés et une fouille minutieuse, le groupe trouve un passage menant au sous-sol du manoir. En bas, ils sont accueil-lis par des domestiques et des gardes morts-vivants. Au loin, le groupe entend la voix de Léopoldon.

Ce dernier se trouve dans un ossuaire en train de parler avec un crâne desséché. Le marchand demande dans plusieurs langues différentes où se trouvent les tré-sors des deux dragons.
Il n’y a que des restes humanoïdes dans la pièce, pas la moindre trace de La-zadros.

Une fois la présence du groupe remarquée, Léopoldon tente de parlementer plutôt que de combattre. Il affirme n’être intéressé que par les trésors et la richesse sans nier avoir usé de méthodes « moralement discutables. »

Le sort du marchand dépend du groupe.

Si Léopoldon est éliminé, le groupe trouvera sur lui et dans la pièce des rap-ports de recherches effectués non loin du lieu probable de l’affrontement ainsi que ceux des morceaux déjà découverts. D’après cette liste, les ossements des deux dragons auraient été retrouvés. Léopoldon était chargé d’acquérir les pièces du dragon de bronze récupérées par les pêcheurs de Grisécumes, tandis que ses associés, des pirates, sécurisaient la côte pour retrouver et repêcher le reste. Les pièces récupérées par le marchand étaient ensuite envoyées au repaire des pirates, un port construit au pied des falaises.

Si Léopoldon est épargné, il révélera les mêmes informations mais en ajoutant, si le groupe évoque le sujet, que les nains profanateurs de tombes étaient aussi au service des pirates. Selon le marchand, faire appel à de pareils amateurs montrent à quel point les ossements sont la vraie priorité de ses collègues, contrairement à lui.

Les associés de Léopoldon ont construit un port de fortune auquel leurs navires accostent quand ils ne fouillent pas la côte. Le port est accessible par bateau ou par d’anciennes mines naines abandonnées allant du sommet des falaises aux profondeurs de l’Outreterre. Les aventuriers, avec les informations trouvées chez le marchand peuvent atteindre le port, soit par bateau au risque d’être repéré, soit passer par les mines au risque de se perdre.
Quelque soit la méthode, les aventuriers découvriront le véritable objectif des pirates : rassembler les squelettes des deux dragons et les relever en pantins morts-vivants afin de les utiliser à leur avantage lors de leur attaque de Gri-sécume pendant le festival.

Quand les aventuriers arrivent dans le repaire des pirates, un réseau de grottes instables, ces derniers sont en train de réanimer le cadavre complet de Maro-garz. Les restes de Lazadros que Balatart recherche sont gardés dans une autre grotte.

Le groupe n’est pas de taille à affronter tous les pirates se trouvant dans le repaire et doit choisir entre tenter d’empêcher les nécromanciens de relever Marogarz en provoquant un éboulement ou récupérer les restes de Lazadros et ai-der Balatart à compléter sa machine.

Leur choix fait les aventuriers passent à l’action avant de retourner à Grisé-cume pour avertir la ville de l’attaque imminente des pirates.

Si le groupe a saboté la réanimation de Marogarz, les pirates attaquent Grisé-cume avec un Lazadros mort-vivant incomplet que le groupe doit neutraliser.
Si le groupe a récupéré les restes de Lazadros, Balatart a les moyens de termi-ner sa machine à temps et le groupe affronte le squelette réanimé de Marogarz aidé par le dragon à vapeur du gnome.

Avec l’aide des aventuriers, les pirates sont repoussés et le festival reprend. Les ossements de Lazadros sont exposés durant les festivités avant d’être inhu-més avec les honneurs et le dragon à vapeur prend ses fonctions de nouveau gar-dien de Grisécume.


L’aventure ne s’arrête pas forcément là. Les aventuriers peuvent ensuite partir à la recherche des trésors des dragons ou aller explorer les mines naines aban-données.